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Reviews

Psychick Warriors ov Gaia - Record Of Breaks

Reviews
Ambient
Minimal
Techno
2026
Label
KK Records
Release Date
October 1995
Format
Album
Review Author
dariev stands
Published
June 19, 2026
A slow, organic pulse. Sounds of dry percussion echoing from dead angles behind our ears...
Un pouls, lent, organique. Des sons de percussions sèches et comme provenant d’angles morts derrière nos oreilles...
EN
FR

A slow, organic pulse. Sounds of dry percussion echoing from dead angles behind our ears. Sparse cymbals, patient construction of layers, oscillations, nervous flows, and powder of architectural residues. The fibrous bass remains in its groove, a luminous beam guiding us through the dimness of this otherworldly, timeless space, illuminated only by the distant flights of mini-drones, whose chirps amplify and densify as we arrive… Arrive where exactly? At the point of sufficient brain massage to receive the fragmented messages of this voice, a secret apparition whose murmurs remain to be deciphered. One thing is certain, this album’s sound is of rare purity. Minimal + abstract, it should feel astral, but it could just as well be the sound of water in pipes. Or the half-life of hydrogen nitride in the veins of a giant blue star. Are we, in fact, in the depths of a giant computer’s electronic circuits or a space whale’s stomach, as large as a hundred times our poor solar system? “Is this cosmic too?” asks the lost pilgrim, bewildered and demoralized in the face of the immensity of the universe.

“Record Of Breaks” is an ill-suited name for this album; the Dutch formation, highly regarded by connoisseurs, is more of a master of continuity and the art of creating tracks that exceed fifteen minutes without boring for a single second. “Sheap?” is a dark-ambient dive that, through a mystical counterpoint (without a kick precisely), opens up vast possibilities, already broad after the basic-channelian rigor of the first track. It gradually edges with a minimal piano that unfolds its winter melancholy before an echo of KLF’s Chill-Out whispers into the intimate space created between us and the record. At this stage, you will either be charmed, intrigued, captivated, or you may have already left, but in any case, you’ll know what to expect from “Record of Breaks.” Without adding any color or nuance to this palette both refined and deep like a cloud of stars, “Truth” engages in a strangely torrid ballet that, together with “True,” forms a long piece of syncopated and fascinating techno—some introspective ascent along a hypnotic kundalini. In the end, the audio message contained in the probe dissolves into the otherworldly, as if transferred to another dimension.

As for “Kraak,” it simply reveals the hidden potential of this dry and harsh techno from the mid-90s (think Daft Punk – “Rollin’ and Scratchin’”), far from rave parties and closer to the Yellowstone seismograph, purring in a bacchanal of sub-basses as if compressed in an airtight chamber. Rarely has the electronic aspect of a track managed to fade into the background like this, to retain only the essence of the rhythmic journey and supreme elegance that real instruments seem too clumsy to achieve. Oblivion, this disregarded splendor of the ’90s in art, is nevertheless the only thing that allows rediscovering the digital and virginal purity of “Thru,” a final rhythmic marathon marked by the sound of a lightsaber slicing through the air, emitting an aurora trail, unfolding a prism of changing glow. In a way, it is the thousand times magnified version of the beautiful ambient break from the first track… A sound that seems to set the keynote for this album dedicated to the remnants of the passage of the electricity fairy, with the CD version concluding with a superb sound of an electric arc emitting a crystalline roar above our heads.

Un pouls, lent, organique. Des sons de percussions sèches et comme provenant d’angles morts derrière nos oreilles... Des cymbales éparses, une construction patiente de nappes, oscillations, flux nerveux et poudre de résidus architecturaux... Filandreuse, la basse ne sortira pas de son ornière, rai lumineux nous guidant dans la pénombre de cet outre-espace hors du temps, seulement éclairé par les vols lointains de ces mini-drones, dont les gazouillis s’amplifient et se densifient à mesure que l’on arrive... Que l’on arrive où, au juste ? Au point de massage suffisant de notre cerveau pour recevoir les messages émiettés de cette voix, apparition secrète dont les marmonnements restent à décoder. Une chose est sûre, le son de cet album est d’une pureté rare. Minimal + abstrait, ça devrait faire astral, mais ça pourrait aussi bien être le son de l’eau dans les tuyaux. Ou la demi-vie de l’hydrogène d’azote dans les veines d’une étoile géante bleue. Sommes-nous, au juste, aux tréfonds des circuits électroniques d’un ordinateur géant, où dans l’estomac d’une baleine de l’espace, grand comme cent fois notre pauvre système solaire ? « C’est cosmique, ça aussi ? » dit le pèlerin perdu, effaré et démoralisé devant l’immensité de l’univers.

Record Of Breaks porte assez mal son nom, le duo hollandais, très apprécié des connaisseurs, étant surtout un maître de la continuité et de l’art de pondre des plages dépassant le quart d’heure sans lasser une seule seconde. « Sheap ? » est ainsi une plongée dark-ambient qui par un contrepied (sans kick justement) mystique nous ouvre grand les possibles, déjà vastes après la rigueur basic-channelienne du premier titre, s’ourlant progressivement d’un piano minimal qui déploie doucement sa mélancolie d’hiver, avant qu’un écho du Chill-Out de KLF ne vienne bruisser dans l’espace intime ainsi créé entre nous et le disque. À ce stade-là, en général, soit vous serez déjà charmé, intrigué, captivé, soit vous serez déjà parti, mais dans tous les cas vous saurez à quoi vous en tenir quand à Record of Breaks. Sans ajouter la moindre couleur ou nuance à cette palette à la fois épurée et profonde comme une nuée d’étoiles, Truth s’installe dans un ballet étrangement torride qui ne forme, avec True, qu’une longue pièce de techno syncopée et fascinante, sorte de remontée introspective le long d’un kundalini hypnotique. À la fin le message audio contenu par la sonde de se dissoudre dans l’outre-espace, comme transféré dans une autre dimension.

Quant à Kraak, elle révèle tout simplement le potentiel caché de cette techno aride et âpre du milieu des années 90 (pensez Daft Punk – Rollin’ and Scratchin’), loin des raves et plus près du sismographe de Yellowstone, ronronnant dans une bacchanale de sub-basses comme comprimées dans un sas hermétique. Rarement l’électronique n’aura su, dans une musique, se faire oublier à ce point pour ne garder que l’essence même du voyage rythmique, de l’élégance suprême à laquelle les vrais instruments semblent trop patauds pour arriver. L’oubli. Cette splendeur dédaignée des années 90 en art, est pourtant la seule qui permet de retrouver la pureté digitale et virginale de Thru , dernier marathon rythmé par le son du déplacement dans l’air d’un sabre laser, émettant une traînée boréale, déployant un prisme de lueur changeante. C’est en quelque sorte la version agrandie mille fois du beau break ambient de la première piste...Un son qui semble donner la note-clé de ce disque tout entier dédié aux rémanences du passage de la fée électricité, la version cd se terminant par un superbe son d’arc électrique au grondement cristallin au-dessus de notre tête.

Tracklist
+

A1 Vainqueur — Lyot (Maurizio Mix)

A2 Reagenz — Playtime

B1 PWOG — Record of Breaks

B2 Sun Electric — Sarotti

C1 ID — ID