When I told Roger 23 that I would be writing a piece to accompany his mix, he offered a single rule: “Keep it simple.” Often seen as a mysterious figure, my interactions with him revealed a generous and passionate artist, albeit with a distaste for self-promotion.
Lorsque j’ai annoncé à Roger 23 que j’allais rédiger un texte pour accompagner son mix, il a posé une seule règle : « Fais simple. » Souvent perçu comme une figure mystérieuse, il s’est révélé, au fil de nos échanges, être un artiste généreux et passionné, bien qu’il ait en horreur l’autopromotion.
When I told Roger 23 that I would be writing a piece to accompany his mix, he offered a single rule: “Keep it simple.” Often seen as a mysterious figure, my interactions with him revealed a generous and passionate artist, albeit with a distaste for self-promotion.
Operating from Saarbrücken, just a few kilometers from the French-German border, he has built a compact but impeccable discography over the past 20 years, with releases on Playhouse, Volt Musik (a label run by Swayzak, with whom he was long associated), and more recently Ilian Tape. His diverse sonic explorations as both musician and DJ defy categorization, which may explain why he isn’t as widely appreciated as he deserves.
From our very first conversations, he immediately asked if I had a guiding theme to propose for his mix. Knowing Roger 23’s versatility behind the decks, I saw an opportunity to challenge him by suggesting a slightly dystopian narrative framework, inspired by his strong affection for vinyl.
“In a near-future world ruled by an authoritarian technocracy, a campaign is launched to eradicate all physical music formats, forcing citizens to access only state-approved music through controlled online platforms. When a massive network collapse suddenly disrupts all streaming services, a group of rebellious misfits organizes a secret rave in an abandoned data center, playing records they’ve covertly preserved from their collections. As the warm-up DJ for the night, you decide to record your set, capturing the moment and preserving its memory for future generations.”
From the very first seconds, Roger 23 pulls us into this dark, futuristic world, tracing the evolution of electronic music over the last four decades. The cold concrete walls resonate with 80s German synth-pop, Psychic TV experiments, industrial oddities, and the sharp beats of Dopplereffekt, mesmerizing the sparse crowd of dancing bodies as if it were 2024. Be sure to save this mix on a USB drive and hide it away; you never know what the future may hold…
Lorsque j'ai annoncé à Roger 23 que j'allais rédiger un texte pour accompagner son mix, il a posé une seule condition : « Fais simple. » Souvent perçu comme une figure mystérieuse, il s'est révélé, au fil de nos échanges, être un artiste généreux et passionné, bien qu'il ait horreur de l'autopromotion.
Basé à Sarrebruck, à quelques kilomètres seulement de la frontière franco-allemande, il a bâti en vingt ans une discographie concise mais irréprochable, avec des sorties sur Playhouse, Volt Musik (label dirigé par Swayzak, avec qui il a longtemps collaboré) et, plus récemment, Ilian Tape. Ses explorations sonores variées, tant comme musicien que comme DJ, défient toute classification ; c'est peut-être ce qui explique qu'il ne jouisse pas de la reconnaissance qu'il mérite amplement.
Dès nos premières conversations, il m'a demandé si j'avais un fil conducteur à proposer pour son mix. Connaissant la polyvalence de Roger 23 aux platines, j'ai vu là l'occasion de le mettre au défi en suggérant une trame narrative légèrement dystopique, inspirée par son amour profond pour le vinyle.
« Dans un futur proche régi par une technocratie autoritaire, une campagne est lancée pour éradiquer tous les formats musicaux physiques, contraignant les citoyens à n'écouter que de la musique approuvée par l'État via des plateformes en ligne contrôlées. Lorsqu'un effondrement massif du réseau paralyse soudainement tous les services de streaming, un groupe de marginaux rebelles organise une rave clandestine dans un centre de données désaffecté, diffusant des disques qu'ils ont secrètement préservés de leurs collections personnelles. En tant que DJ chargé de chauffer la salle, tu décides d'enregistrer ton set, capturant ainsi l'instant et en préservant la mémoire pour les générations futures. »
Dès les premières secondes, Roger 23 nous plonge dans cet univers sombre et futuriste, retraçant l'évolution de la musique électronique au cours des quatre dernières décennies. Les murs de béton froid résonnent au son de la synth-pop allemande des années 80, des expérimentations de Psychic TV, des curiosités industrielles et des rythmes incisifs de Dopplereffekt, hypnotisant la foule clairsemée de danseurs comme si nous étions en 2024. Veillez à sauvegarder ce mix sur une clé USB et à la mettre en lieu sûr ; on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve…
Vainqueur — Lyot (Maurizio Mix)
Reagenz — Playtime
PWOG — Record of Breaks
Sun Electric — Sarotti
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